Les critères qui comptent vraiment
La perméabilité à la vapeur d’eau
Une maison produit de la vapeur d’eau : cuisine, salle de bains, respiration. Une partie traverse les murs. Si l’isolant extérieur bloque cette vapeur, elle peut se condenser dans la maçonnerie. Sur un mur en béton, l’effet est faible. Sur un mur en pierre, en terre ou en mâchefer, qui contient naturellement de l’eau, il faut des matériaux ouverts à la vapeur : laine de roche, fibre de bois, liège, enduits à la chaux.
Le confort d’été
Les isolants denses, comme la fibre de bois, ralentissent la chaleur du soleil. On parle de déphasage : le pic de chaleur extérieur atteint l’intérieur plusieurs heures plus tard, souvent la nuit, quand on peut aérer. Les isolants légers protègent moins bien de ce point de vue, même si l’ITE en elle-même améliore déjà le confort d’été.
La sécurité incendie
Pour les maisons individuelles, les exigences restent limitées. Pour les bâtiments collectifs, la réglementation impose des dispositions particulières, comme des bandes de recoupement incombustibles avec les isolants combustibles. La laine de roche simplifie ces questions.
L’impact environnemental
Les isolants biosourcés (fibre de bois, liège) stockent du carbone et demandent généralement moins d’énergie à produire. Les fiches FDES, publiques, permettent de comparer les produits.